Cold case
Quarante‑trois ans après la disparition du petit Mathieu Haulbert, le pôle « cold cases » de Nanterre annonce une enquête qui fleure bon le cas d’école de spiritisme administratif.
Le 25 juin 1983, le garçon de dix ans s’évanouit à la sortie d’un hameau du Verdon, laissant derrière lui deux parents éplorés, qui ont depuis consacré leur existence à retrouver leurs fils.
De nombreuses pistes ont donné lieu tour à tour à un procès d’assises d’un suspect local qui a aboutit à un acquittement pour insuffisance de preuves, à la poursuite d’une piste belge de séquestration d’enfants dans une secte toujours en cours d’investigation par la coopération judiciaire franco-belge, à celle d’un tueur en série international d’enfants qui purge une peine de prison à perpétuité. Aucune piste à ce jour n’est concluante malgré les efforts répétées des services de police, de gendarmerie, et plus récemment du pôle cold cases de Nanterre.
Au final, l’affaire Haulbert se transforme en un exercice de bureaucratie poétique : on mesure l’infini à l’aide d’un ruban à mesurer qui se déchire, on compte les hypothèses comme on compte les grains de sable, et on laisse les parents espérer qu’un jour, peut‑être, la poussière d’un dossier mal rangé révélera la vérité. La chute du récit, c’est que le Verdon, qui ne se soucie guère des échéances législatives, continuera à garder son secret, pendant que les archives, elles, finiront par se fondre dans le grand registre des dossiers jamais résolus.
Nos pensées vont aux parents de Mathieu HAULBERT, et à tous les enfants disparus dans le silence assourdissant des prétoires et la déroute des enquêteurs impuissants et aux moyens peau de chagrin, qui nous rappellent la fragilité de nos vies et l’impérieuse nécessité de veiller sur nos proches. On ne peut que s’interroger sur les rapprochements multiples entre de nombreuses affaires d’enlèvements d’enfants, de séquestrations et de traite de mineurs, dont le nombre étourdissant est à lui seul un faisceau de présomption de la sécularisation dans l’espace Schengen d’organisations en commandite de ses crimes sacrificiels sur enfants en vie. L’IA et la coopération policière et judiciaire internationale sont à n’en pas douter des lueurs d’espoirs qui permettront de mettre au jour les organisations sectaires et criminelles à la manœuvre de ces traites d’enfants. Ils ne sont pas disparus car ils vivent dans nos mémoires comme des flammes éternelles.
#geolockities
Pièce justificative : basé sur « VIDEO. “Affaires sensibles”. Quarante-trois ans après, un espoir de savoir enfin ce qui est arrivé au petit Mathieu Haulbert, disparu à la sortie d’un village du Verdon ? » (franceinfo.fr).
Article d’un Cold case gravé dans nos mémoires. La vérité fait mal mais elle fait du bien. Alors ne la prenons pas trop au sérieux.
