Un drame judiciaire secoue le collège d’Annezin (Pas-de-Calais). Un surveillant de 24 ans a été mis en examen pour viol sur mineurs. Entre septembre 2025 et juin 2026, deux élèves au moins auraient été agressées au sein de l’établissement. Retour sur une affaire qui ravive les interrogations sur la prévention des violences et la sécurité des enfants dans l’enceinte scolaire.
Les faits
Un surveillant âgé de 24 ans exerçant dans un collège du Pas-de-Calais a été mis en examen pour viol sur mineurs par le parquet de Béthune. Selon les informations judiciaires relayées par nos confrères de 20 Minutes, les faits se seraient déroulés entre septembre 2025 et juin 2026 et impliqueraient au moins deux élèves mineurs de l’établissement.
Le suspect, qui occupait une fonction d’autorité et de confiance au sein de l’établissement, a été déféré devant le juge d’instruction et placé sous contrôle judiciaire, dans l’attente de la poursuite de l’enquête. Les investigations, confiées à la brigade de gendarmerie, visent à déterminer l’ampleur exacte des agressions et à identifier d’éventuelles autres victimes.
Un signal d’alarme sur les mécanismes de protection
Cette affaire, aussi douloureuse qu’embarrassante pour l’institution, met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité structurelle des élèves face à des adultes en position d’autorité. Elle soulève trois questions fondamentales :
La prévention : Comment s’assurer que les personnels amenés à côtoyer des mineurs font l’objet de vérifications de casier judiciaire rigoureuses et d’une formation éthique continue ?
Le signalement : Les dispositifs internes (cellules d’écoute, référents harcèlement) sont-ils suffisamment connus et accessibles pour encourager les victimes ou les témoins à briser la loi du silence ?
Le suivi psychologique : L’accompagnement des élèves traumatisés par de tels actes est-il systématiquement assuré par l’Éducation nationale et les services sociaux ?
Réagir en tant que parent : quels recours ?
Pour les familles confrontées à une telle situation, il est impératif de ne pas rester isolé. La priorité est de briser le silence et d’agir par des canaux officiels et sécurisés :
Allo Enfance en Danger (119) : Numéro d’écoute national, gratuit et disponible 24h/24, pour un premier signalement anonyme.
Le chef d’établissement ou le rectorat : Ils ont l’obligation de saisir le procureur de la République dès qu’ils ont connaissance de tels faits.
Le dépôt de plainte : Seul un signalement auprès des forces de l’ordre (gendarmerie ou police) permet l’ouverture d’une procédure judiciaire et la mise à l’abri des autres élèves.
L’institution scolaire, au-delà de la condamnation morale, doit impérativement faire preuve de transparence et de réactivité pour rétablir un climat de confiance au sein de l’établissement. La protection de l’enfance ne peut être un angle mort de la politique éducative.
Sources : 20 Minutes – “Pas-de-Calais : Un surveillant de collège mis en examen pour viol sur mineur”
Note de la rédaction : Cet article est un traitement éditorial professionnel de l’information judiciaire. Il ne comporte aucune satire ni aucun parti-pris moqueur, conformément à la déontologie journalistique et au respect dû aux victimes et à leur famille.

