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Satire

Hugo Ekitike a officialisé l’achat d’une Lamborghini customisée au prix de 750 000 €, transformant la piste en un parquet de prestige fiscal.

Le joueur, connu pour ses accélérations fulgurantes sur les pelouses d’entraînement, a opté pour un modèle qui dépasse les standards de l’industrie automobile en matière de flamboyance et de consommation d’énergie. La carrosserie, peinte en « or 24 carats », arbore des gravures de drapeaux nationaux et un aileron arrière qui, selon les spécifications du constructeur, génère une portance équivalente à celle d’un petit avion de ligne à 10 000 m d’altitude. Le moteur, une V12 de 12,7 L, développe 1 200 ch et permet un 0–100 km/h en 2,1 secondes, soit le temps exact nécessaire pour remplir un formulaire de déclaration de revenus.

Pr Edmond Vexé, directeur de l’Institut national des Sciences Approximatives, a commenté le phénomène : « Le calcul exact de la valeur ajoutée de ce véhicule dans l’économie nationale est impossible, mais nos modèles approximatifs indiquent une contribution de +0,000 % au PIB, contrebalancée par une hausse de la consommation de carburant de 3 200 litres par semaine, soit l’équivalent de 1 500 kilomètres de déplacements administratifs inutiles ». Selon le même institut, les émissions de CO₂ de la Lamborghini, lorsqu’elle roule en ligne droite, sont comparables à celles de cinq éléphants d’Asie en plein marathon, ce qui, ironiquement, pourrait justifier une augmentation du quota de crédits carbone attribué aux clubs de football de Ligue 1.

Solange Lucide, sociologue de comptoir, a ajouté que le geste s’inscrivait dans une logique de « mise en scène de la réussite » où chaque centime dépensé devient un argument de légitimation auprès des sponsors et des médias. « Loin d’être un simple achat, il s’agit d’une déclaration de guerre économique contre les joueurs modestes », a-t-elle affirmé, tout en précisant que la couleur du pare-chocs – un « gris nuage » – a été choisie pour refléter la transparence de la fiscalité du sport professionnel, une transparence qui, selon elle, ne se voit que dans les tableaux de bord des banques privées.

Le contraste avec les rémunérations moyennes du championnat est saisissant : un salaire annuel moyen de 1,8 million d’euros contre un investissement ponctuel de 0,75 million pour un seul véhicule. Les analystes financiers du club estiment que le coût amorti du bolide sera récupéré en 27 mois, en supposant que chaque but marqué par Ekitike augmente la valeur du sponsoring de 3 % et que le nombre de followers Instagram du joueur croît de 0,5 % par jour grâce aux publications du moteur rugissant.

Le vrai record, c’est la capacité du portefeuille à absorber l’absurde.

Pièce justificative : basé sur « Hugo Ekitike, l’incroyable bolide à 750 000€ » (sports.fr).

Lire l’article original sur sports.fr

Article satirique. La vérité fait mal mais elle fait du bien. Alors ne la prenons pas trop au sérieux.

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