La Villette s’est métamorphosée en gigantesque bibliothèque vivante, ou plutôt en une gigantesque bibliothèque où la plupart des livres semblent avoir pris des vacances. Le 6 et le 7 juin, le festival littéraire « MOT pour Mots » – un coup de chapeau à la fois au “Monde”, au “Nouvel Obs” et à “Télérama” – a fait son grand retour sous le parrainage d’un artiste dont la moustache est aussi longue que ses expositions : Riad Sattouf.
Ce qui était annoncé à l’avance, c’est un festival où l’on rencontre des auteurs, où l’on partage l’amour des livres. En réalité, c’est un événement où l’on découvre que l’amour des livres est en fait un moyen de se réconcilier avec la réalité qui n’est plus qu’un long poème de prose en trois actes.
Les rues de la Villette se sont transformées en un véritable champ de bataille littéraire. Des pancartes en papier mâché, des citations collées à des bancs publics, des lecteurs en costume de plume… et des pigeons, évidemment, qui se livrent à la prose. Le soir, un poète a tenté d’écrire un haïku sur le Wi‑Fi, mais s’est rendu compte que le réseau était plus lent que la lecture d’un roman de Tolstoï en version accélérée.
Les organisateurs, armés de leur charisme légendaire, ont rappelé que « l’esprit d’auteur, c’est la capacité de transformer l’absurde en poésie ». C’est un dicton qui rappelle la philosophie de Riad Sattouf lui‑même, qui, lors d’une interview, a déclaré : « « Le vrai problème, c’est que les gens lisent trop vite. Ils ne prennent pas le temps de se perdre dans un livre, comme on se perd dans un labyrinthe. » » (Télérama, 12 mai 2026).
À l’auditorium principal, une conférence a été organisée autour du thème « Comment écrire un roman qui ne se termine pas ? » Les intervenants, dont un auteur de science-fiction connu pour ses histoires d’univers parallèles, ont expliqué que la fin d’un livre est une illusion créée par les lecteurs qui souhaitent un dénouement. « Le vrai plaisir, c’est de laisser le lecteur sur le bord de son siège, comme un chat qui attend que sa souris soit attrapée », a déclaré l’expert en narration, M. Jean‑Pierre Lemaître, en référence à son dernier roman « Les Mots Sans Fin ».
Un autre moment fort a été le « atelier d’écriture en temps réel » où les participants ont dû écrire un poème sur le thème « La procrastination du bibliothécaire ». Le résultat a été un texte de 17 pages, un véritable manifeste contre le temps passé à ranger les livres. Un critique littéraire, qui a assisté à l’atelier, a commenté : « « C’est une œuvre d’art, mais aussi un plaidoyer pour les bibliothèques » » (Le Monde, 5 juin 2026).
Les stands étaient décorés de façon à rappeler un musée d’art moderne, mais avec des affiches de livres. On a même trouvé un stand où les visiteurs pouvaient laisser leurs propres citations sur des post‑its et les accrocher à un mur dédié aux « citations perdues ». Les auteurs présents, tels que l’écrivain à la plume épique, ont réagi avec une certaine ironie lorsqu’on leur a demandé d’écrire une phrase qui résume le festival. La réponse, dans un ton qui n’était pas du tout sérieux, a été : « « Un festival où l’on se donne un livre, mais on ne s’en donne pas à la fin » ».
Un groupe de « mots en folie » a été invité à improviser un texte en direct, mais à chaque fois que le groupe essayait de créer un sens, le public se mettait à applaudir, comme si les mots eux-mêmes étaient une forme de musique. Un expert en linguistique, le Dr. Carole Boulanger, a expliqué que « les mots peuvent être des instruments, mais ils ne jouent pas toujours la même partition » (Nouvel Obs, 6 juin 2026).
Les plus grands noms de la littérature française ont participé à des séances de dédicaces, mais ce qui a vraiment retenu l’attention, c’est la façon dont les auteurs ont interprété la notion d’auteur. « Un auteur, c’est un homme qui écrit un livre pour convaincre la mort qu’il n’a pas fini de parler », a déclaré un écrivain anonyme, qui a ensuite pris la parole pour expliquer qu’il avait trouvé la citation en la lisant sur un mur de la Villette.
Le festival s’est terminé avec une séance de lecture en plein air, où les participants ont lu les premiers chapitres de leurs propres livres. Le public, qui était déjà épuisé par la lecture de trois romans en une journée, a applaudi chaque mot, comme si chaque phrase était un nouveau souffle d’air frais.
En fin de compte, « MOT pour Mots » a réussi à rappeler aux participants que le véritable pouvoir des mots ne réside pas dans leur capacité à raconter une histoire, mais dans leur faculté à créer un espace où les gens peuvent s’ennuyer.
Sources : Basé sur l’article “Au festival MOT pour mots, rencontrez des auteurs et partagez notre amour des livres” (telerama.fr).
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⚠️ Article satirique. La vérité fait mal mais elle fait du bien. Alors ne la prenons pas trop au sérieux.
