June 23, 2020

Super-flics et Voyoucratie policière, splendeurs et misères de la Police Nationale

 

Le rapport d’Amnesty International de 2009 sur “les violences policières et les policiers au dessus des lois” est toujours d’actualité mais il ne doit pas jeter l’opprobe sur la majorité des policiers qui sont les héros du quotidien de la sécurité nationale et accomplissent leurs lourdes tâches  avec bravoure, abnégation, et rigueur.

Nous n’oublions pas les victimes de la violence policière (Malik OUSSEKINE, Georges FLOYD, Sabri, Adama TRAORE et les autres ) et militons pour qu’un mémorial leur soit dédié, que ce soit des manifestants désireux d’exercer librement leur droit de manifester et qui furent estropiés, démembrés, éborgnés, tabassés, rués de coups de matraques, de jets de LBD, gazés, cibles de balles réelles alors qu’ils ne représentaient pas un risque de trouble à l’ordre public ni pour eux-même ni pour autrui, sans oublier ceux qui furent l’objet d’internement abusif et illégal en SDRE.

mais dans le même temps,

nous gardons en mémoire nos policiers martyrs, nos super-flics qui sont morts dans l’exercice de leurs fonctions pour assurer la paix sociale et la sécurité des biens et des personnes au péril de leur vie notamment : Franck BRINSOLARO, Ahmed MERABET, Clarissa JEAN-PHILIPPE, Amandine GIRAUD, Xavier JUGELE et près de 250 autres policiers morts en service et victimes du devoir depuis 1804 et dont le nom est gravé dans le marbre noir du Mémorial de la Préfecture de Police et surtout dans nos coeurs.

Nous conspuons la police lorsqu’elle fait honte à l’uniforme et nous l’aimons lorsqu’elle est exemplaire et qu’elle fait un usage proportionné de son pouvoir coercitif, qu’elle privilégie le maintien de la paix sociale à celui de l’ordre public par la force.

Nous militons pour que les esprits se calment de part et d’autre et que la paix et la justice sociale règnent sans qu’aucune vie ne soit brisée ou perdue car la vie est plus précieuse que l’ordre ou la paix. Aucune vie ne mérite d’être gâchée au prix de l’ordre ou de la paix sociale. Dans cette optique, c’est une profonde remise en question de la doctrine de maintien de l’ordre que l’on appelle de nos voeux pour que la coercition fasse place à la médiation policière autant que possible.

 

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